Le Tome 2 ...

Le Tome 2 ...

Parce que les Anges aussi ont besoin qu'on veille sur eux ...


Moi aussi j'ai mes anges ...
Nally ... Ma Grognasse ... Ma Audreynenette ... Flavynenette ... Ma N'amoureuse ... Ma twiin <3 ... Et vous toutes, qui me lisez, qui me laissez des commentaires si beaux ... Merci <3


C'est le printemps, l'occasion de remettre un peu d'ordre ici ...

Si vous voulez être prévenus, tout est expliqué dans la présentation du blog ...

Cette fiction n'appartient qu'à moi, je ne supporterais pas que qui que ce soit y touche, ou la copie. Je crois que vous n'imaginez même pas ma colère si cela arrivait. Autre chose, les personnages n'ont absolument aucun lien avec moi, je ne suis pas Chloé, elle n'est pas moi, pas plus que les TH ne sont mes fantasmes. Tout est entièrement imaginaire, il n'y a aucun lien à faire avec ma vie privée.

J'essaierais de répondre aux commentaires, et de poster le pus rapidement possible, mais, je ne suis pas une machine, j'ai ma vie, et elle ne se résume pas à un clavier d'ordinateur.


Vivez dans mon monde, je vous en ouvre les portes, mais attention : les papillons de mon imagination sont fugaces ...

Votez pour moi ici.
# Posté le vendredi 29 février 2008 10:26
Modifié le dimanche 13 avril 2008 08:12

Vous savez quoi ? Je crois qu'il est un ange, et qu'il veille sur nous. Pour toujours. <3. Hein Naa'. Chapitre 1. Doutes.


Morgane regarda autour d'elle. La chambre de Bill. Exactement comme elle se l'était imaginée. Partout, des posters, des morceaux de rêves enfantins qu'ils portaient encore dans son c½ur. C'était juste étourdissant. Elle avait l'impression de rentrer dans le c½ur, dans l'âme de celui qu'elle aimait, c'était trop d'un coup.

Toutes ces couleurs, ce bonheur passé, tellement différent de celui dans lequel il se confondait, fit tourner la tête de la jeune fille. Elle laissa tomber son sac au sol, et avança à pas prudents dans la pièce. Tout était en ordre, comme si le temps s'était arrêté, comme si personne n'avait mis les pieds dans cet endroit depuis le départ de son propriétaire. Pourtant, la poussière était faite, l'air sentait le frais, et le parquet avait été ciré. Elle se sentait étrangère à ce lieu, comme si l'enfance du chanteur avait tenté de la repousser, refusant de laisser la place des jeux d'enfants aux jeux de grands.

Cette enfance heureuse, protégée qu'ils avaient eu, malgré le divorce de leurs parents, malgré les petites ou grosses épreuves qu'ils avaient traversées, les avaient menés à être les êtres qu'ils étaient aujourd'hui. Parfois trop naïfs, mais tellement simples, tellement différents de l'image que l'on pouvait se faire d'eux.

Morgane n'entendit pas la porte s'ouvrir, trop occupée à regarder les photos sur l'étagère. Tom et Bill. Bill tout seul, au bord de la piscine. Mini Andréas, regardant Mini Bill et Mini Tom souffler leurs bougies.

Bill passa ses bras autour de sa taille, oubliant les grimaces de dégout qu'il avait eu dans son affligeante et enfantine innocence quand sa mère et Gordon avaient le même geste l'un envers l'autre.

Lui aussi replongea dans ses souvenirs. Et préféra sortir de l'eau que de boire la tasse.

Alors il embrassa doucement le coup de Morgane, et sourit contre sa peau en la sentant frissonner de plaisir.

Avec un sourire, il la poussa sur le lit double, immense.

En s'allongeant sur la jeune fille et en la faisant gémir sous milles outrages, il ne pense pas à son frère et à Chloé, en pleine discussion avec Simone en ce moment même. En passant les mains sous son haut, il ne pensait pas que le monde pouvait basculer d'un moment à l'autre, que le bonheur était trop éphémère pour être négligé, pour être considéré comme acquis. Le temps était un facteur négatif, avec lequel il fallait sans cesse jouer. Peut-être les jumeaux l'avaient-ils un peu trop vite oublié. Peut-être avaient-ils un peu trop vite changé de vie.


Chloé approcha la tasse brûlante de ses lèvres, et savoura le contact de la mousse chocolatée contre ses lèvres. Par-dessus la tasse, elle voyait les paillettes dorées dans les yeux de Tom scintiller plus qu'à l'accoutumée. Il était heureux. Et elle était heureuse pour lui, forcément.

Elle observa Simone s'asseoir au bout de la table, entre Tom et elle-même, et eut une impression étrange.

« - Vous avez fait bon voyage ? » Demanda la femme.

Ses mains tremblaient sur la tasse.

« - Ca c'est bien passé, oui. » Répondit Tom en regardant sa mère.

Son regard était tendre, et Chloé put voir et comprendre enfin tout le bonheur qu'il ressentait à retrouver sa mère enfin. Elle ne pouvait s'empêcher, sans pour autant être jalouse, de ressentir le manque de sa mère. Elle avait passé les dernières années sans elle, et savoir qu'elle passerait les suivantes dans les mêmes conditions ne l'aidait pas du tout.

« - Chloé ? Chloé ?! »

La jeune fille leva la tête. Tom la regardait, inquiet, et Simone avait posé une main sur son bras.

« - Oui ? »

« - Ma mère t'a posé une question. »

« - Désolée, j'étais ailleurs. »

Tom se leva, et fit le tour de la table. Il s'assit à côté d'elle et lui prit la main.

« - Tu es certaine que tu vas bien ? »

« - Oui, je suis sûre. Arrête un peu de t'inquiéter pour rien ! »

« - La dernière fois que je me suis inquiété, sois disant pour rien, tu t'évanouissais quelques jours plus tard dans une cabine d'essayage, alors s'il te plait ! » S'énerva Tom.

« - Tom, calme-toi, s'il te plait. » Intervint Simone.

Chloé baissa la tête. Elle avait un peu honte de provoquer un esclandre comme celui-ci, alors qu'elle venait d'arriver, et qu'elle connaissait à peine la mère de Tom.

« - Je ... excusez moi, je voudrais aller me coucher. Je ... je ne me sens pas bien. »

Tom échangea un regard avec sa mère, et prit Chloé par la main.

Quand ils entrèrent de sa chambre, Chloé ne regarda pas autour d'elle comme l'avait fait Morgane dans celle de Bill. Elle se dirigea directement vers le lit et s'y allongea. Bientôt, elle sentit Tom l'enlacer, et son souffle chaud dans son cou.

« - Qu'est-ce qui se passe Chloé ? »

La jeune fille ne répondit pas, trop occupée à retenir les larmes qui menaçaient de couler d'une minute à l'autre. Elle se retourna dans les bras de Tom et colla sa joue contre son torse, et glissa les mains sous son tee-shirt, dans son dos. Il ne posa pas de question et se contenta de la serrer un peu plus contre lui, humant son odeur qu'il aimait tant.

« - On va rester là, et je vais rester là avec toi, d'accord ? Je te protège, où qu'on soit. Ici comme ailleurs. »

De la douleur qui lui tailladait la moindre parcelle de bonne humeur, Chloé fut reconnaissante à Tom. Il était là pour elle. Elle en avait douté. Elle le regrettait. Tellement. Elle savait qu'il ne l'abandonnerait pas, mais ne croyait toujours pas sa chance. Qu'il l'ait suivie jusqu'au bureau de Eliot le premier jour. Qu'il se soit intéressé à elle. Qu'il l'aime.

Elle était la reine des doutes. La reine de la désillusion. Après le beau temps devait venir la pluie. Elle le savait, et il n'y avait jamais eu d'exception dans sa vie.

Après le bonheur de rencontrer et d'apprendre à connaître Milo, sa trahison.

Après l'arrivée de Tom, sa maladie.

Pourtant, dans l'histoire, Milo et Tom n'étaient pas directement concernés. Tom un peu plus. Peut-être.

Et pourtant, serrée dans ses bras, son souffle sur ses bras, elle aurait voulu croire que tout allait pour le mieux, parce que tout allait réellement pour le mieux. Enfin presque.

Bien sûr, elle continuait à prendre ses médicaments. Trois fois par jour. Une pilule bleue le matin, une verte et une bleue le midi, et une bleue le soir. Sans compter le psy qu'elle devrait aller voir dans quelques mois.

Mais ses symptômes s'étaient peu à peu effacés, et son poids stabilisé. Elle savait qu'elle ne reprendrait sans doute pas les kilos perdus, et de toute façon elle ne le voulait pas.

Mais en cet instant, le problème n'était pas les quatre pilules colorées qu'elle ingérait chaque jour. En trois fois. Avec un grand verre d'eau. Inspirer un grand coup, fourrer les cachets au fond de la gorge, et avaler l'eau, par grandes gorgées, sans réfléchir, sans chercher à savoir si c'était bon ou mauvais, si elle préférait le rouge au vert ou le noir au bleu.

Le problème n'avait rien à voir avec la douleur de la rupture avec Milo, elle l'avait dépassée depuis longtemps. Oubliée, la douleur, jeté aux oubliettes, le Milo. Ignorés, les mails envoyés de temps en temps, sans doute en attente d'une espérance. Les bras de Tom étaient tellement plus fort, son amour tellement plus vrai, et sa volonté de la rendre heureuse tellement plus évidente.

Et pourtant, elle avait eu des doutes concernant Tom. Concernant leurs relations sexuelles – ou peut-être plutôt leurs non-relations – mais les évènements du matin même avaient fini de la rassurer. Tout se passerait bien. Elle le savait, elle en était convaincue. Parce que c'était son Tom, et que la vie sans lui, elle ne l'imaginait pas. Elle ne pouvait pas.

Non, le problème était sans le moindre rapport avec tout ceci. Le problème concernait Simone. Et sa mère.

Sa maman. Adelia. Partie bien trop vite.

Elle lui en avait voulu. Longtemps. De l'avoir laissée seule, sans personne à qui se confier. D'avoir laissé son père déprimer pendant des semaines.

Bien sûr, ils avaient repris le dessus, avaient retrouvé leur complicité, avaient appris à vivre à deux, et non pas à trois moins un. Pas comme si il manquait quelqu'un.

Pendant des semaines, ils s'étaient regardés en chiens de faïence tout le jour, et quand le jour tombait, les masques heurtaient le sol, dans un bruit effrayant. Les larmes recommençaient à couler, et il n'était pas rare que père et fille se réveillent au matin dans les bras l'un de l'autre, encore habillés des vêtements de la veille, couchés sur le canapé, face à une cheminée désertée de toute chaleur.

Comme leurs c½urs.

Aujourd'hui, Chloé se retrouvait plus proche d'une mère qu'elle ne l'avait jamais été. Sauf avec la mère à Morgane, et encore, elle prenait des distances, évitait de voir Morgane embrasser sa mère, évitant de les voir dans leur complicité tranchante et dangereuse pour elle, qui avait si souvent eu envie de rejoindre Adelia là où elle était. Juste la rejoindre. Et se blottir dans ses bras.

Et Simone souffrait. Elle le voyait. Elle souffrait de la distance que ses fils avaient avec elle. Elle souffrait de ne pas les voir comme une mère devait voir ses fils.

Et Chloé souffrait de ne pas voir sa mère. On dit que perdre un enfant est ce qu'il y a de pire dans la vie d'un parent. Mais Chloé n'était pas une mère. Elle était encore une petite fille. Une toute petite fille. Qui avait besoin de sa maman.

n'Stelle

Edit : C'est ridiculement court. Ce n'est même pas un premier chapitre, c'est un prologue, une introduction. Mais bon. J'espère que vous allez aimer. Je vous laisse. L'autre grognasse me parle, mon msn bip c'est horrible, et je vois "Naa'" qui clignote en bas de mon écran. <3. Bonne lecture. Je vous aime.

Edit . 2 : Il est 18h09, et je peux vous dire une chose, je suis crevée. Naa' a lu mon premier chapitre dans son bain, et en plus de ça, elle a osé me prouter xD. La vengeance viendra, soyez en sures. Les cinq premiers commentaires sont postés. J'espère qu'il y en aura plus ... 'fin. Le chapitre 2 est en cours d'écriture, et j'avoue que j'ai envie de prendre mon temps. Vous offrir un petit bijou confortable, un truc tout doux. Ou pas. Ce sera plutôt pas d'ailleurs. Brefouille.
# Posté le lundi 03 mars 2008 17:09
Modifié le mardi 04 mars 2008 15:50

Il parait que je suis belle. Et gentille. Chapitre 2. Crever l'abcès.

Chloé ouvrit les yeux. Elle ne savait pas où elle était, et sentit son c½ur accélérer subitement. La pièce était plongée dans le noir le plus complet, et seules sa respiration et celle de Tom rompaient le silence.

Elle tendit le bras, et chercha à tâtons l'interrupteur de la lampe de chevet de Tom.

Elle le savait maintenant, elle était dans sa chambre. La chambre d'enfance de son petit ami.

Cette certitude, cependant, ne la rassurait pas. Elle ne trouvait pas le bouton, et comble de la malchance, ses mouvements à l'efficacité gommée par le sommeil étaient rendus encore plus désordonnés par l'envie pressente qui lui tordait la vessie.

Sa main traça fébrilement les contours de la table de chevet, toucha le réveil qui avait du être débranché des années auparavant, sans trouver l'interrupteur.

Que devait-elle faire ? Réveiller Tom pour une simple envie d'aller aux toilettes ? Elle ne savait pas où étaient les toilettes, et si la maison n'était pas grande, elle n'avait aucune envie de croiser Gordon ou Simone dans les couloirs, à la recherche des commodités.

Réveiller Tom. Ou attendre elle ne savait combien d'heures qu'il se réveil, ou que le soleil se lève.

Elle se coucha, résignée à attendre. Qu'un rayon de soleil traverse les lourds volets de bois. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était.

Elle se colla contre Tom, et s'accrocha à son bras. Il était couché sur le ventre, le visage tourné vers elle. Son souffle chaud sur son visage.

Elle resta couchée dans cette position une minutes, deux minutes. Pas trois.

L'envie se faisait trop présente.

Dernière tentative. Doucement, pour ne pas réveiller Tom, elle se décrocha de lui. Et se redressa, cherchant l'interrupteur de la lampe. Qu'elle ne trouva pas.

Ses doigts frôlaient le mur, la table de chevet, sans jamais toucher le moindre interrupteur.

La panique la prit au ventre. Elle devait trouver le moyen de sortir de ce lit, de cette chambre, de respirer un autre air que celui de la pièce, lourd. Trop lourd. Ce n'était plus une question de toilettes, de vessie à soulager, c'était bien plus grave. C'était une crise de panique, vitale, dont l'issue serait décisive.

Elle devait réveiller Tom. Il lui était indispensable. Sans lui, elle était dans le noir, littéralement, et sans son aide, elle était incapable de trouver la sortie.

Elle se tourna vers lui et tâtonna sur le matelas. Avança ses mains, à l'aveuglette, et paniqua alors qu'elle ne le trouvait pas.

Les larmes commençaient à couler sur ses joues, et déjà elle reniflait, comme quand elle était petite, après un cauchemar, et que sa mère venait la consoler.

Sans bouger, elle appela, doucement. Sa voix était cassée, comme si elle avait hurlé pendant des heures, et ses yeux la brûlaient, mais elle s'en fichait, là tout de suite elle avait besoin de Tom, de son soutient, de sa douceur. Tom, réveille-toi.

Et Tom dormait. Chloé entendait sa respiration, comme une insulte, trop calme, trop posée pour être naturelle. Pourquoi était-il si calme alors qu'elle avait besoin de lui, désespérément ? Alors qu'elle voulait qu'il la prenne dans ses bras ?

« - Tom, s'il te plait, réveille toi, j'ai besoin de toi. »

Elle entendit le froissement des draps, et eut l'impression de voir Tom ouvrir les yeux, chercher dans le noir où elle pouvait être. Sa main frôla sa cuisse nue, et elle l'attrapa, s'y accrochant comme à une bouée de sauvetage. Il noua leurs doigts et la tira à lui, la forçant à s'accroupir à coté de lui. Elle posa la tête sur son torse, agenouillée.

« - Qu'est-ce qui t'arrives ? »

Sa voix était bien plus caverneuse qu'à l'accoutumée, et elle sentait qu'il dormait encore à moitié.

« - J'ai peur ... »

Elle sentit Tom se tendre et appuyer sur l'interrupteur de la lampe. Curieusement, ses larmes redoublèrent.

« - Hey, p'tit ange, qu'est-ce qui se passe ? » S'inquiéta-t-il.

« - Je ... je voulais aller aux toilettes, et je trouvais pas la lumière ... et ça m'a rappelé mes cauchemars quand j'étais petite ... Et ... Oh ! Tom, elle me manque tellement ! »

Le guitariste se redressa légèrement, prenant tout de fois soin à ce que Chloé ne bouge pas. Elle se retrouva la tête posée sur l'entre-jambe du jeune homme, mais pour le moment, c'était bien le cadet de leurs soucis. Elle se blottit un peu plus contre lui, et déposa un léger baiser sur sa cuisse.

« - Chloé, explique-moi. »

« - Je ... je veux aller aux toilettes avant. » Chuchota-t-elle, encore agitée de soubresauts.

« - Viens, on y va. Et après tu m'expliques d'accord ? »

« - Oui. »

Ils se levèrent, et Tom lui prit la main, et la guida aux toilettes. Chloé se sentit stupide quand elle se rendit compte qu'elle été passé à quelques millimètres seulement de l'interrupteur, et la culpabilité l'envahit quand elle vit Tom bailler aux corneilles.

Le jeune homme la regarda entrer dans les toilettes et se laissa glisser contre le mur. Il ferma les yeux.

Il avait eut peur quand elle l'avait réveillé en pleurant. Il s'était cru revenu au quelques jours plus tôt, alors que lui était impuissant et ne pouvait pas l'aider. Elle avait eu besoin de lui, et lui n'avait rien su faire d'autre que se prostrer sur son lit. A la recherche de son odeur, d'un petit bout d'elle qui pourrait le rassurer. Qui pourrait lui garantir qu'il avait la force de l'aider, d'être fort pour deux.

Alors il n'avait pas le choix, il devait attendre. Et il le savait, le plaisir n'en serait que meilleur, au bout du compte.

Il s'en doutait, la nuit ne serait pas longue. Enfin moins que prévu. Il voulait savoir ce qui lui arrivait, même si il en avait une idée plutôt précise. Il ne l'avouerait jamais, mais il avait un peu honte quand même de ne pas avoir prévu le malaise que pourrait ressentir Chloé face à sa mère, elle qui avait perdu la sienne quelques années plus tôt.

Il n'avait jamais vécu ce genre de drame, mais il n'y croyait pas quand on lui disait que la douleur partait avec le temps. Elle changeait, juste ça. De vive, elle devenait sourde, comme un bruit de fond horriblement gênant, mais rassurant, preuve que l'oubli n'est pas possible, que la personne vit encore dans les souvenirs. Au moins ça.

Il était assis sur le sol quand Chloé sortit. Ses larmes avaient eut le temps de sécher sur ses joues, mais sa respiration restait celle d'une panique folle. Précautionneusement, elle s'assit à côté de lui, savourant la fraicheur du parquet sur ses cuisses brûlantes. Tom ne dit rien, mais posa simplement sa tête sur l'épaule de la jeune fille qui attrapa sa main et la posa sur sa cuisse.

« - On parle ? » Demanda-t-elle.

Elle le savait, elle en avait besoin. Pour plusieurs raisons.

Quand sa mère était morte, son père et elle étaient devenus comme des étrangers. Ils avaient bien sûr finit par s'habituer à la présence de l'autre, à ne plus l'associer à Adelia, mais n'avaient jamais réellement abordé le sujet. Et Chloé le savait, c'était notamment ce silence qui l'avait amenée à reproduire les symptômes de sa mère.

Il fallait crever l'abcès, éclater le silence qui l'entourait depuis trop longtemps.

Et elle le savait, Tom était la personne idéale avec qui parler de cela.

Bien sûr, il n'était pas le géni du tact, loin s'en fallait, il n'aurait peut-être pas les bons mots, comme ceux d'un psy, mais lui, il l'aimait, et ce simple fait changeait tout.

Il l'aimait, et en l'écoutant, il ne compterait pas les minutes avant d'encaisser le chèque, il ne chercherait pas à diagnostiquer quoi que ce soit. Ses mots seraient peut-être maladroits, mais qu'importait ? Ils seraient sincères. Et c'était de cette sincérité dont Chloé avait besoin.

« - Tu veux qu'on aille dans ma chambre ? »

« - Non, on reste là. »

Les mots sortaient, à mi-voix, encore ensommeillés. Chloé ne savait pas par quoi commencer, et espérait que Tom ne la brusquerait pas. Elle ne voulait pas qu'il lui pose de question, elle voulait seulement parler, égoïstement peut-être, mais sans interruption.

« - Ma mère me manque. (Tom resserra la prise de sa main sur sa cuisse.) Je ... je ne m'étais jamais vraiment rendue compte à quel point elle me manquait, parce que j'ai toujours essayé de pas avoir le temps d'y penser. Je ne pensais pas que vous voir, Bill et toi, aussi proches de votre mère, me ferait autant de mal. Je ... je suis pas jalouse, ou quoi que ce soit, mais, ... moi aussi je voudrais pouvoir vivre ça. Elle me manque, Tom, vraiment. Plus que jamais. »

Tom ne répondit pas. Il l'avait écoutée. Mais les mots ne sortaient pas. Il se leva et lui tendit la main, qu'elle attrapa. Il l'emmena jusqu'à la chambre, et la coucha. Il s'allongea derrière elle et se serra contre son dos, entremêlant leurs jambes, enfouissant son nez dans son cou.

Elle adorait cette position, mais se sentait mal à l'aise. Tom n'avait rien trouvé à dire. L'avait-elle ennuyé avec ses histoires ? Avait-il mal pris sa douleur ? Elle ne comprenait pas. Il y avait forcément quelque chose qui clochait non ? Elle ne pouvait pas rester dans le brouillard, il fallait qu'elle sache, absolument.

« - Tom ... ? »

« - Oui ? »

« - Tu ne parles pas. »

Il fronça les sourcils.

« - Je sais pas quoi dire, Chloé. Je préfère me taire que te blesser d'avantage. »

« - Mais c'est pas des conseils que je veux moi ! Je veux que tu me rassures, parce qu'il n'y a vraiment que ça pour m'aider ! » S'offusqua Chloé.

« - 'Tit ange, désolé. Je ... Tu sais, j'ai honte de pas avoir pensé à ça, enfin au fait que ça pouvait te déranger de rencontrer ma mère. Je comprends tu sais. La tienne te manque, mais tu sais quoi ? Je suis sûr qu'elle serait super heureuse de te voir heureuse. »

Chloé fondit en larmes. Encore une fois. Elle se trouvait stupide, vraiment. Elle avait douté de Tom, une fois de plus.

« - Merci. » Chuchota-t-elle en s'appuyant un peu plus contre lui.

Il passa ses bras autour de sa taille.


Chloé ouvrit les yeux, et sentit son c½ur faire un bon en constatant que la pièce était légèrement éclairée par le peu de lumière qui traversait les volets. Elle avait eut peur, encore une fois, que le noir ne la surprenne.

Par habitude, elle se tourna sur le lit, prête à voir Tom la regarder dormir, comme il le faisait quand il se réveillait avant elle, ce qui en période de vacances était assez courant. Il avait beau être un gros dormeur, il avait pris l'habitude des horaires du lycée, et se lever tard était de moins en moins possible, du moins pour quelqu'un combinant devoirs et vie sociale, sans oublier les heures qu'il passait dans la salle de musique avec son frère, Georg et Gustav.

Donc, il n'était pas là. Son c½ur fit un bond dans sa poitrine, et elle sentit les larmes venir, sans trop savoir pourquoi. Il ne l'avait pas abandonnée, il s'était simplement levé plus tôt, et avait juste profité de l'occasion pour passer un peu de temps avec sa mère, sans doute.

n'Stelle

Edit : Oh oh oh ! Ca fait un bail que je ne suis pas venue poster, et je vous le dis, ce n'est pas pour aujourd'hui. Ni pour demain d'ailleur. Le chapitre 3 est toujours pas écris, je vais essayer de le faire pour ce week end. Au plus tard. Merci pour tous vos commentaires. Deux chapitres, et déjà presque la centaine de commentaires. Merci. Je vous aime. See You Later !
# Posté le mercredi 05 mars 2008 14:34
Modifié le mardi 11 mars 2008 16:55

Doux et tendre à la fois ...Chapitre 3. Crêpe ou toasts ?

Plus j'avance dans cette fiction, plus je me rends compte que mes personnages ne sont pas les Tokio Hotel. Alors faites moi plaisir, oubliez que vous aimez ce groupe, qu'ils sont tellement beau et parfaits, parce que c'est faux, que vous le savez comme moi, on ne voit que la partie immergée de l'iceberg. Et l'autre n'appartient qu'à eux. Je suis vénère, et je l'assume complètement.

* En écoutant Niagara *

Chloé sécha ses larmes et prit une profonde inspiration. Elle se leva, farfouilla un instant dans son sac, et en sortit un jean qu'elle enfila. Elle n'allait quand même pas se présenter devant la mère de Tom avec un simple tee-shirt.

Respire. Tranquillement. Voilà, comme ça. Encore une fois. Et une autre. Tu ne vas tout de même pas attendre deux heures pour aller dans cette foutue cuisine ? Aller, une dernière inspiration pour la route. Et tu ouvres la porte. Comme ça. Le couloir te parait immense, petite Chloé, de même que cette porte est tellement menaçante. Tu avances, un pas après l'autre, et ton coeur bat peut-être un poil trop rapidement. Tu te rends compte à quel point c'est stupide de te mettre dans cet état ? Non, non, je ne me moque pas. Mais ton comportement est excessif. Trop.

Tu ouvres la porte, lentement. Et un sourire apparait sur ton visage inquiet. Tom est seul à table. Il mange tranquillement, et sa beauté t'ébloui. Il lève les yeux et t'aperçoit. Un sourire franc se dessine sur son visage. Tu vois, il n'y avait réellement pas de quoi t'inquiéter. Il ne t'a pas abandonnée, il avait seulement faim. D'ailleurs, toi aussi, tu as faim. Ton estomac est sur le point de gargouiller. Tu détestes ça, et tu rougis à chaque fois que ton guitariste de copain rit à ce son tellement disgracieux.

Tiens, il va parler. Tu ne le sais pas, ça. Moi oui. Ce qu'il va te dire ? Laisse-moi rire ! Je ne te le dirais pas !

Allez, avance. C'est plus facile maintenant. Non ?! Oui, tu t'en veux d'avoir douté. Encore. Mais si tu construis ta vie sur des regrets, c'est mal parti. Enfin je dis ça comme ça moi hein ...

« - Bien dormi ? »

Sa voix est un peu inquiète. Enfin c'est ce que tu entends. En fait, je crois qu'il est plutôt lassé. Ca se comprend non ? Non. D'accord. Ca ne se comprend pas. Tu réponds, tranquillement, tu l'embrasses, et tu t'assois. A côté de lui. Il te regarde faire, et son coeur manque un battement. Il t'aime, pas de doute, mais crois-tu que l'amour est aussi facile à gérer ? Crois-tu vraiment qu'il maitrise la situation ? Qu'il est sur de lui en chaque seconde passée avec toi ? Qu'il a cessé d'avoir deux centres de réflexion ? N'en soit pas si sûre, ou tu risques d'être déçue. M'enfin, je dis ça pour toi.

Que je me taise ? Oh non, ce serait bien trop facile. Tu ne crois pas ?

« - Tu veux manger ? Crêpes ou toasts ? »

Il est gentil le Tom. Peut-être trop pour son propre bien. Mais tu ne vois que ça, que sa perfection qui t'aveugle. Tu croyais avoir échappé à tes préjugés ? Ah ah ah ! Et bien non.

« - Crêpes steuplé. »

Tu parles par monosyllabes. C'est mignon. Enfin c'est son opinion. Il te sert, consciencieusement. Il dépose une crêpe dans une assiette, pousse le sucre et le Nutella à côté de toi. Et attaque sa deuxième crêpe. Un soupire de pur bien être s'empare de lui.

Tu manges. Lentement, tu mastiques bien, tu ne sais pas si ça va passer. Oh, tu vas mieux, mais c'est encore ça. Tu as encore du mal à manger. Tu te fais un peu de soucis, mais tu prends tes médicaments avec sérieux.

Le réveillon est pour dans deux jours. Les plats sont déjà prêts, du moins ceux qui peuvent l'être à l'avance. Le reste sera fait au dernier moment. Simone n'a pas trop épilogué la dessus, elle a expliqué qu'elle prendrait un peu de temps aujourd'hui pour le faire. Avec les filles. Les garçons n'ont jamais participé à certaines taches particulières. Mettre la table. Ils ne savent pas très bien le faire, c'est une affaire de femme.

Et puis Simone les surprotège. Enfin c'est ton opinion. Ton impression première.

« - On fait quoi aujourd'hui ? »

Tu poses la question du bout des lèvres. Tu avales ta dernière bouchée de crêpe, et tu plantes ton regard dans celui de ton copain.

Oh, ne fait pas ça Chloé ! Il aime trop ça, sentir ton regard sur lui.

« - Il faut que tu vois ça avec ma mère. Elle m'a dit qu'elle avait prévu quelque chose pour Morgane et toi. »

« - Et toi ? Tu vas faire quoi ? »

« - On va sans douter aller chercher Gordon à la gare avec Bill, et puis on a une course à faire en ville. »

Tom te dis ça en rougissant. Et tu crois tout de suite que c'est parce qu'il va t'acheter ton cadeau. Le tient est prêt depuis longtemps. Et caché précieusement. Enfin, ce que tu ne sais pas, c'est qu'il a grillé depuis longtemps pourquoi tu lui as interdit de fouiller dans ta valise. Mais il va faire comme si il n'avait pas compris, parce qu'il est gentil Tom, et qu'il ne veut pas gâcher la surprise que tu lui prépares.

Alors tu ne dis rien, et tu finis ton petit déjeuner, les yeux dans le vide, enfin ça c'est ce que tu veux lui faire croire

Edit : je sais : ce chapitre est spécial, différent des autres. J'espère que vous n'avez pas été trop destabilisées, il y en aura d'autres comme ça. Plus tard.

n'Stelle

Celle qui mettra le 1ooème commentaire aura le chapitre 5 en avant première ... Et c'est elle qui l'a mis. Merci.
# Posté le lundi 17 mars 2008 17:15
Modifié le dimanche 23 mars 2008 05:55

L'amour lui permettra de tout voir dans mes yeux ...Chapitre 4.En cube ou en rondelles ?

Chloé regardait Simone avec un air circonspect. Face à elle, Morgane était concentrée sur sa tache, et ne semblait pas remarquer que son amie bouillait littéralement de colère.

Après le petit déjeuner, Chloé et Tom étaient partis se préparer, et quand ce dernier était parti avec son frère, il n'était resté que les trois femmes. Chloé s'était attendu à ce que Simone leur confit la décoration, ou encore la préparation de toasts. Elle aurait même été ravie de devoir faire les paquets cadeaux, elle qui habituellement détestait tout ce qui s'approchait de près ou de loin à Noel.

Faute de quoi, elle se retrouvait avec son économe dans une main, et une pomme de terre dans l'autre. Elle devait éplucher les pommes de terre qui serviraient à faire les frites du repas du 25 décembre. Magnifique.

Elle avait envie de balancer le légume au sol, ou pourquoi pas sur la femme, mais par respect pour Tom, et aussi parce qu'elle n'en était peut-être pas capable, elle essaya de faire abstraction de cette jalousie qui la dévorait de plus en plus.

Non, ça n'avait rien à voir avec de la jalousie. C'était bien plus difficile à qualifier que ce sentiment qu'elle haïssait, qu'elle bannissait depuis toujours d'elle-même.

Elle serra l'économe dans sa main et commença à éplucher le légume.

Quatre patates plus tard, elle serrait toujours l'économe aussi fort, et sa colère ne s'était pas amenuisée.

« - Chloé ? Ca va ? » Lui demanda Morgane.

« - Ca va ! Je sais ce que je vais faire de ma vie : éplucheuse de patates ! Je vais être une star de la patate ! Vivent les patates ! Les patates c'est la vie, les patates, c'est encore mieux que la tarte ! »Asséna Chloé en balançant le légume dans la bassine pleine d'eau prévue à cet effet.

Morgane fut éclaboussée par la violence avec laquelle Chloé avait lancé le légume, et éclata de rire, le visage complètement trempé. Son amie, qui n'avait pas levé les yeux en répondant, regarda les joues dégoulinantes de Morgane, et se mit à rire à son tour.

Leur crise de fou rire dura quelques minutes, pendant lesquelles aucune pomme de terre ne fut épluchée, pas plus que les pommes dont Morgane était chargée.

Simone, elle, pendant ce temps, vérifiait qu'elle n'avait oublié aucun cadeau. Elle avait mis des semaines à tous les réunir, mais avait finalement réussi à trouver ce qui, elle l'espérait, ferait plaisir à chacun.

Pour Gordon, des années de vie commune lui avaient permis de connaitre ce dont il rêvait exactement, et une fois de plus, elle était sur d'elle.

Pendant des années, elle avait considéré ses fils comme son unique point d'ancrage, et puis un jour, en apparence comme les autres, elle avait compris : c'était Gordon qui était pour elle, chaque jour, toutes les fois où elle doutait.

Elle était devenue pour ses fils ce que toutes les mères sont condamnées à devenir : une attache vers le passé qui leur tenait à c½ur, une reconnaissance qui les attachait à elle à tout jamais. Parce que ses fils ne l'abandonneraient jamais, elle le savait. Du moins pas volontairement.

Simone avait toujours eu peur de la solitude. Plus jeune, alors qu'elle dansait dans sa chambre d'adolescente sur les tubes de l'époque, elle s'imaginait devenir une femme d'affaire mondialement reconnue, forte, un vrai tigre respectée de ses homologues masculins.

Elle était devenue secrétaire, faible, accro à ses antidépresseurs.

Occupée à ses vérifications de dernière minute, elle ne fit d'abord pas attention aux éclats de rires qui retentissaient depuis la cuisine. Elle fronça les sourcils et lacha le cadeau qu'elle avait dans la main, et se précipita vers la cuisine.

Elle savait que tout allait bien, mais paradoxalement, elle avait besoin d'être certaine qu'on riait bel et bien dans sa maison. Depuis combien de temps des adolescentes n'avaient-elles pas rit chez elle ? Trois ans ? Quatre peut-être.

Elle vivait dans ses souvenirs, rattachée à ce passé qui ne serait plus jamais une réalité. Qui avait cessé définitivement d'en être une le jour ou ses fils avaient rencontré David.

Elle se souvenait des jeunes filles que ses fils ramenaient à la maison régulièrement, et avait régulièrement des pincements au c½ur en se disant que maintenant, ils n'avaient plus le droit d'être insouciants. Dommage.

Simone entra dans la cuisine, et son sourire s'étira en voyant les deux jeunes filles en train de batailler pour savoir qui s'assiérait sur les genoux de l'autre. Dilemme terrible s'il en est.

« - On s'amuse bien ici à ce que je vois. » Lâcha-t-elle.

Les deux amies se calmèrent aussitôt, et les joues de la copine de Tom pâlirent aussitôt. Avait-elle dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Simone ne comprit pas cette réaction somme toute exagérée, mais elle décida que ce n'était pas le moment de poser des questions à cette jeune fille qui lui paraissait bien étrange.

Elle haussa les épaules, et s'approcha de la table.

« - C'est super les filles, vous avez fait un super travail ! »

« - C'est normal qu'on vous aide, vous nous accueillez ici. » Répondit posément Morgane.

« - J'ai bien vu que vous étiez déçues que je vous assigne seulement à la tache des épluchages, mais j'avais besoin de ce temps pour organiser la raison pour laquelle je voulais que les jumeaux partent acheter les cadeaux maintenant. »

Chloé haussa un sourcil. Eplucher les légumes n'était pas sa tache de la matinée ? Elle ne savait si elle devait être soulagée ou un peu plus inquiète.

Et ... les cadeaux ?

n'Stelle


Edit : Voilà le chapitre 4. Rapidement par rapport aux autres. Je sais que je ne publie plus à la même vitesse, mais je crois aussi que le fait de publier autant est une des raisons pour lesquelles je me suis lassée de ma fic. Donnez vos impressions, comme d'habitude.
# Posté le samedi 22 mars 2008 18:56